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La Nature russe est-elle bonne ? Réflexions sur les applications possibles de l’écocritique à la littérature russe contemporaine

Séminaire / Recherche

On 25 September 2026

Maison de la Création et de l'Innovation

DESSIN QUI MONTRE UN VOLCAN EN IRRUPTION AVEC DES MAISONS A SES PIEDS

Séance d'ouverture du séminaire franco-suisse du Centre d’Études Slaves Contemporaines (ILCEA4/UGA) & de l'Unité de russe (Université de Genève) : "Écrire le vivant - Approches écopoétiques des littératures russophones contemporaines".

L’intervention proposera un point sur les travaux écocritiques déjà réalisés sur la littérature russe classique (Ely, Costlow, Erley). Ces derniers montrent avant tout comment la littérature russe, puis soviétique conçoit la nature, dans le sens des paysages et des richesses du sol, comme ressource, matérielle et symbolique : ressource matérielle dans l’économie des récits, ressource symbolique soit d’une « identité » nationale, soit de la liberté à laquelle sont associés les grands espaces.

Dans la littérature contemporaine russe, la Nature, si elle reste une ressource (voir la notion de pétropoétique proposée par Ilya Kalinin), acquiert de plus en plus le rôle d’agent ou de juge. Dans la littérature post-24-février, elle peut être mobilisée comme un acteur à part entière de la guerre, dans une opposition du monde vivant à l’idéologie poutinienne présentée comme « contre-nature ». L’intervention s’interrogera finalement sur le rôle, assigné à la Nature dans ces textes, de juge moral des affaires humaines et sur les impensés de cette construction narrative. Que gagne-t-on (et que perd-on) lorsqu’on confie la critique de la guerre à la Nature elle-même ?

Intervenante : Sylvia Chassaing
Maitresse de conférences à l'Institut national des langues et civilisations orientales

Date

On 25 September 2026
Complément date

16h00-18h00

Localisation

Maison de la Création et de l'Innovation

Complément lieu

Salle 002

Submitted on 27 August 2026

Updated on 27 August 2026