Du 13 au 24 avril 2026
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Arts, Exposition
Cette exposition - organisée par le Département Humanités et Pédagogie de Grenoble INP dans le cadre du cours "Approche systémique de la transition", en collaboration avec l'association pour les droits et l'accompagnement des livreurs indépendants (ADALI) - a présenté le travail des livreurs de repas à vélo de l'agglomération grenobloise.
M’ma wali signifie « Mon travail » en soussou, la langue parlée par les livreurs, guinéens pour la plupart. Ces livreurs de repas, de Grenoble comme d’ailleurs, sont au cœur de « l’ubérisation » et des mobilités humaines internationales. Leur téléphone, toujours à la main, est l’outil et le symbole d’un travail « plateformisé », le médium d’un management algorithmique opaque.
Dans une situation administrative imprévisible, ils sont les éléments d’un système-bis de travail, non écrit et pourtant connu de tout le monde, et même connu dans le monde, dont la logique raciale et sociale est implacable face à leurs espoirs d’une vie digne. L’exposition M’ma wali invite à s’interroger sur nos possibilités d’action en tant que citoyen, client, personne, sur les conditions de travail et d’emploi des livreurs à vélo.
Visites guidées et commentées
Cette exposition a donné lieu à deux visites majeures : l'une à l'intention des étudiants de l'Ensimag le 13 avril ; une autre ouverte au public le mardi 21 avril.
Le 13 avril, 20 étudiants de l'Ensimag ont visité l'exposition et échangé avec le photographe, plusieurs livreurs et les membres fondateurs de l'association pour les droits et l'accompagnement des livreurs indépendants. Cette rencontre s'inscrivait dans le cadre du cours "Approche systémique de la transition" qui vise à éclairer les enjeux de transformation profonde de notre société, pour faire des étudiants futurs ingénieurs des acteurs centraux des transitions. L'exposition a permis d'explorer l'économie de plateforme, le management par les algorithmes et leurs conséquences sur le travail.
Christian Revest mène un travail photographique reposant sur une vision sociale et esthétique du monde. Il explore le rapport dialectique entre le social et l’économique et en interroge les limites, notamment sur le thème du travail humain. Il est l’auteur de la série Messages du corps, sur la mise en jeu du corps lors de l’usage du smartphone, proposée au 5ème Festival Impulse d’Arles 2024.
Rétrospective en images

© Christian Revest - Visite de l'expo avec les étudiants de l'Ensimag

© Christian Revest - Visite ouverte au public
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